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El Roslino
Les investisseurs réagissent fortement à la publication des chiffres de la compagnie aérienne. Le titre, dont la descente aux enfers n'a cessé de s'intensifier ces dernières années, avait touché de nouveaux plus bas en début d'année à 7 €.
Une petite lumière dans un long tunnel sombre. Voilà comment peut être interprétée l'envolée du jour, à +27 % au moment où ces lignes sont écrites.
Air France-KLM a connu un bon dernier trimestre, soutenu par l'augmentation des capacités (+2,2 %), du nombre de passagers (+5,1 %), d'un meilleur coefficient de remplissage (+2,1 %) et des recettes unitaires pour chaque siège disponible sur chaque kilomètre parcouru -- SKO -- (+2,7 % à 8,11 centimes). Ces éléments ont permis de compenser la hausse des coûts unitaires (+4 %), conséquence de l'augmentation des charges aéroportuaires et de contrôle du trafic aérien, des salaires, de l'effet mix de la capacité et du développement de l'offre premium dans les cabines.
Ainsi, le chiffre d'affaires atteint 7,9 Mds€ sur les trois derniers mois de 2024, en hausse de 6,4 %, et le résultat d'exploitation s'élève à 396 M€, contre une perte l'an dernier à la même époque.
Ces résultats sont de bon augure pour la suite et apaisent les craintes lors d'une année qui a été affectée par les Jeux Olympiques (de juin à septembre, l'impact négatif se situe entre 150 et 200 M€), la dégradation des coûts unitaires chez KLM, ainsi que la mise en œuvre d'un système informatique pour l'activité Cargo (impact de 45 M€).
Pour cette année, les coûts devraient encore progresser à un chiffre bas. Pour résister sur le plan opérationnel, le groupe va poursuivre ses investissements, compris entre 3,2 et 3,4 Mds€. La capacité devrait aussi augmenter de 4 à 5 %.
Air France-KLM a aussi confirmé ses objectifs de moyen terme (2026-2028) : une marge opérationnelle supérieure à 8 % (5,1 % en 2024) et une réduction de ses coûts unitaires. Concernant les cash flows, l'entreprise vise un flux de trésorerie libre ajusté significativement positif. Il conviendra toutefois de voir ce qui se cache derrière ce terme "ajusté", qui est trop souvent trompeur dans la lecture des chiffres.
Quoi qu'il en soit, le réveil de Air France-KLM pourra être envisagé tant que la demande de voyages aériens continue de croître et que les coûts restent sous contrôle, ou du moins compensés par les recettes. Les perspectives s'améliorent, ce qui se traduit par un regain d'espoir des investisseurs : le titre s'est adjugé 42% depuis le début de l'année.
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