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El Roslino
Que se passe-t-il lorsqu'un avion épuise ses réserves de carburant avant d'atterrir ? Dans quel cas cela peut-il arriver ? Ces questions intriguent et peuvent inquiéter les passagers. Brian Smith, pilote de ligne interviewé par The Telegraph, y répond d'après son expérience.
Une panne de carburant à bord d'un vol est certainement le cauchemar de tous les pilotes. C'est ce qui était arrivé en décembre 2023 à un Boeing 737 en direction de Manchester depuis Cancún au Mexique. En pleine tempête Gerrit, l'avion avait été détourné deux fois. À l'atterrissage, il ne restait que 1,2 tonne de kérosène dans son réservoir, soit en dessous du minimum légal de 1,9 tonne.
"À part un pirate de l'air meurtrier ou un terroriste, seulement trois choses créeront une montée d'adrénaline durable dans le cockpit : un incendie qui ne s'éteint pas dans la cabine ou dans le compartiment, être incertain de sa position dans un mauvais temps près du terrain, ou, effectivement, manquer de carburant", a confié Brian Smith, pilote de ligne habitué des Boeing. Interrogé par The Telegraph, il explique quelle est la marche à suivre pour les pilotes en cas de manque critique de carburant.
Comment éviter un tel épisode ?
Première chose à savoir : bien que les compagnies aériennes fournissent à l'équipage un plan de vol détaillé, c'est au commandant de bord de s'assurer qu'il y a suffisamment de carburant pour la durée du vol et pour toute éventualité. "Le commandant peut ajouter du carburant à sa discrétion, en fonction des conditions météorologiques et de certains problèmes à l'aéroport qui pourraient entraîner un retard, comme l'arrivée de VIP par exemple", explique Brian Smith.
La situation devient critique lorsque l'avion s'approche des "réserves finales", qui permettent seulement de voler au-dessus d'un aéroport pendant 30 minutes à environ 1 500 pieds. Il s'agit d'une réserve vitale à utiliser en cas d'imprévu majeur. "Les pilotes sont en fait interdits d'atterrir avec moins que les réserves finales, sauf dans les cas les plus extrêmes", précise le pilote. Dans ces cas, l'équipage doit signaler sa situation en déclarant "MAYDAY FUEL". Ces situations restent rares. Les épisodes les plus marquants de ce type d'incidents sont arrivés au Air Canada 143 de juillet 1983 et au Air Transat 236 d'août 2001.
Une situation d'urgence... à laquelle les pilotes sont surentraînés
Dans le cas où le carburant serait totalement épuisé, la seule option est de se diriger rapidement vers une piste ou une bande de béton convenable en planant. "Un avion de ligne peut planer sur environ 100 miles depuis l'altitude de croisière, ce qui devrait offrir un choix d'aéroports, sauf en mer ou dans la nature sauvage", raconte Brian Smith. Au niveau des sensations, l'ambiance à l'intérieur de l'avion serait - comme on peut s'en douter - assez angoissante, passagers inclus. L'intérieur de l'avion serait plongé dans un étrange silence dû à l'arrêt des moteurs et les lumières commenceraient à s'éteindre, faute d'électricité.
Toutefois, ne remettez pas en cause tout de suite vos projets de voyage, ces incidents n'arrivent que lorsque les conditions météorologiques se détériorent soudainement, obligeant plusieurs avions à se détourner en même temps. D'après Brian Smith, les pilotes sont largement entraînés pour ce type d'événements. "Les fabricants ont également dépensé des millions, et consacré d'innombrables heures, à perfectionner les procédures et les exercices d'urgence", assure-t-il.
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